Jour 6

Malgré toute notre bonne volonté, ce n'est qu'à 10h qu'on arrive à décoller le sixième jour. La faute certainement à un petit déjeuner assez copieux. Au moins, pas besoin de manger avant le soir.

Nous ne roulons que quelques kilomètres en Macédoine avant d'atteindre la frontière albanaise.

Vingt petites minutes d'attente, et nous voilà dans un nouveau pays. Le temps est humide, et nous avons droit à quelques gouttelettes de temps en temps, rien de bien méchant.

Heureusement d'ailleurs, car ce n'est pas la route la plus fun du voyage.

 

Si les cent premiers kilomètres ne sont pas forcément désagréables, la suite se corse un peu.

Le point d'orgue de la journée sera certainement la traversée de la capitale : Tirana.

Ne cherchez pas les panneaux directionnels, vous n'en trouverez pas. Sans parler de l'arrivée dans la ville : une autoroute flambant neuve.... mais pas terminée ! On se retrouve en moins d'un mètre d'une trois voies à des ruelles d'un quartier populaire, pas tout le temps goudronnées et à la circulation aléatoire.

Heureusement, une fois sur un axe plus important, nous croisons un personnage haut en couleurs qui nous guidera à travers la circulation jusqu'à la sortie de la ville.

Chargés comme nous l'étions, suivre ce type a mis nos talents de conduite urbaine à rude épreuve !

Après la capitale, encore une centaine de kilomètres de route droite, chargée et ennuyeuse nous attend. Et ce n'est pas le genre de route pittoresque où l'on peut profiter du paysage...

La destination du soir n'est pas fixée, nous avons deux jours pour effectuer le trajet jusqu'à la côte croate, alors nous décidons de rouler le plus possible aujourd'hui.

En milieu d'après midi nous passons la frontière monténégrine, c'est d'ailleurs l'occasion de retrouver l'Euro.

Mais la majeure partie de la côte de ce petit pays est bétonnée et très fréquentée, rien n'incite à y rester.
Malgré la nuit qui tombe, on continue, jusqu'à arriver dans la baie de Kotor, où un hôtel nous ouvre ses porte juste quand la pluie arrive, ouf !

Jour 7

Au petit matin, la pluie s'en est allée, et la lumière sur la baie est très jolie. Le Lapours en profite pour prendre un peu l'air, avant qu'on retourne en selle.

Cette journée devrait être assez courte, nous prévoyons d'arriver sur la presqu'île de Pelješac (Croatie) en début d'après midi.

Le temps est idéal pour rouler : de belles éclaircies, une route en très bon état qui serpente entre mer et montagne, et une température outrageusement élevée pour cette période (il fait chaud !)

Comme prévu, nous arrivons à destination de bonne heure, de quoi nous laisser le temps de trouver où dormir.

La petite ville d'Orebić est très fréquentée en été, et comme partout ailleurs, il n'y a pas foule à cette période.
Plusieurs campings sont fermés, et celui que l'on trouve est seulement peuplé de quatre ou cinq couples de retraités allemands. On a presque l'impression de les déranger en demandant un emplacement pour une nuit...

Qu'à cela ne tienne, la mer est à cinquante mètres de la tente, il fait chaud, c'est l'heure de la baignade et du pic-nic sur la plage !

Et pour ne pas perdre les bonnes habitudes, on termine la journée par de la bière et une bonne bouffe.

Quatre jours ont déjà passé depuis le débarquement du ferry, et le rythme a été pris. Heureusement d'ailleurs, car demain il faudra se lever tôt, très tôt, pour prendre le bac pour le continent...

Infos sur l'étape

Jour 6 : 400 km
Jour 7 : 200 km
4 pays, dont un traversé en une journée
Une nuit à l'hôtel
Une nuit en camping
Une baignade en plein mois de novembre
Et de belles frayeurs à Tirana !

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